Ebola en RDC: 500 morts, l’épidémie continue de progresser

La République démocratique du Congo (RDC) a annoncé ce dimanche que le bilan de son épidémie d’Ebola avait franchi un nouveau seuil critique. Selon le dernier rapport de situation des autorités sanitaires, le pays comptabilise désormais 1 561 cas confirmés, dont 506 décès. Une propagation qui touche trois provinces. Les cas confirmés ont été recensés dans les provinces orientales de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régions déjà fragilisées par des années de conflits armés. Au total, l’épidémie a désormais atteint 36 zones de santé réparties dans ces trois provinces.
Le rapport fait également état de 254 patients déclarés guéris, tandis que 628 patients confirmés restent actuellement en isolement ou hospitalisés. Par ailleurs, 354 cas suspects ont été identifiés, dont 110 décès.
Une souche rare, sans vaccin ni traitement homologué.
Cette épidémie, déclarée le 15 mai dernier, est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola — une variante rare qui se distingue de la souche Zaïre, responsable de la majorité des précédentes épidémies en RDC. Contrairement à cette dernière, il n’existe à ce jour aucun vaccin ni traitement homologué spécifiquement contre le virus Bundibugyo, ce qui complique considérablement la riposte sanitaire.Le taux de létalité de cette souche est estimé entre 25 % et 50 %, selon les données épidémiologiques disponible.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré, le 17 mai, une urgence de santé publique de portée internationale face à cette flambée. Plusieurs organisations, dont Médecins Sans Frontières et l’Institut National de la Santé Publique (INSP), sont déployées sur le terrain pour freiner la propagation du virus, notamment via le traçage des contacts, l’isolement des cas et la sensibilisation communautaire.
