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LE MARCHE DES LAITS INFANTILES SOUS HAUTE TENSION

Face à une menace de contamination bactérienne d’envergure internationale, le ministère de la Santé publique a durci le ton. Depuis le 18 mars 2026, une vaste opération de retrait de laits infantiles, notamment des marques Nursie et Danone, est en cours sur l’ensemble du territoire national. Un mois après les premières mesures, le point sur une crise qui inquiète les familles.

boites de lait de la marque contaminée

Tout commence par une alerte mondiale. Des rapports d’analyses font état de la présence potentielle de céréulide dans plusieurs lots de laits pour nourrissons. Cette toxine, sécrétée par la bactérie Bacillus cereus, est particulièrement robuste. Chez le nourrisson, dont le système immunitaire et digestif est encore fragile, l’ingestion de cette substance se traduit par des vomissements violents et des épisodes diarrhéiques pouvant mener à une déshydratation critique.

Dès l’annonce du ministre Manaouda Malachie, les brigades d’inspection sanitaire ont été déployées. Les consignes sont strictes :

  •  Arrêt immédiat de la vente des produits incriminés (Nursie et certaines gammes de Danone).
  • Saisie et mise sous scellés des stocks dans les pharmacies, supermarchés et boutiques de quartier.
  • Appel à la vigilance citoyenne : les parents sont les premiers remparts et doivent inspecter scrupuleusement les boîtes de lait en leur possession.

 Le statu quo maintenu

À ce jour, l’inquiétude ne retombe pas. Selon nos sources au sein du ministère, aucune levée de suspension n’est à l’ordre du jour, «Les investigations se poursuivent en collaboration avec les partenaires internationaux pour isoler précisément les maillons défaillants de la chaîne de production », confie un cadre de la santé publique. Le gouvernement camerounais a d’ailleurs renforcé les dispositifs de surveillance aux frontières pour empêcher toute réintroduction de ces lots par des circuits d’importation parallèles.

Les autorités sanitaires réitèrent par ailleurs leurs conseils de prudence. Il s’agit tout d’abord de la vérification, ne consommez aucun lait des marques citées sans avoir vérifié la conformité du lot auprès de votre pharmacien. Substituer en cas de doute par des marques alternatives non concernées par l’alerte, après avis médical. Enfin contrôler les réactions, car tout symptôme inhabituel chez un nourrisson ayant consommé ces produits doit faire l’objet d’une consultation d’urgence.

Alors que les résultats définitifs des analyses approfondies sont attendus dans les prochains jours, le principe de précaution reste la règle d’or pour protéger les plus vulnérables.

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3 commentaires

  1. À ce jour, l’inquiétude ne retombe pas. Selon nos sources au sein du ministère, aucune levée de suspension n’est à l’ordre du jour, «Les investigations se poursuivent en collaboration avec les partenaires internationaux pour isoler précisément les maillons défaillants de la chaîne de production », confie un cadre de la santé publique. Le gouvernement camerounais a d’ailleurs renforcé les dispositifs de surveillance aux frontières pour empêcher toute réintroduction de ces lots par des circuits d’importation parallèles.

  2. Moi je me demande bien comment les entreprises font pour que ce genre de chose se retrouve dans un produit.
    Est ce que c’est la conservation le problème ? Ou le problème vient il des usines?
    Bref faites attention à vous

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