Santé publique : le Cameroun renforce la vigilance face à l’alerte internationale liée à l’hantavirus
Dans un contexte mondial marqué par une surveillance sanitaire accrue, les autorités camerounaises suivent avec attention l’évolution d’une situation jugée préoccupante mais encore maîtrisée par les instances internationales.

Une alerte a en effet été signalée à bord d’un navire de croisière transportant environ 150 passagers et membres d’équipage, où des cas d’infection à l’hantavirus auraient été détectés. Face à cette situation, le ministre de la Santé publique, le Dr. Manaouda Malachie, a tenu à rassurer l’opinion tout en appelant à la vigilance. Dans une déclaration rendue publique le samedi 9 mai 2026, il a indiqué que les dispositifs de surveillance sont déjà activés et renforcés sur le territoire national.
« Les services compétents suivent de très près l’évolution de cette infection virale signalée à l’international. Des dispositions sont déjà prises pour renforcer la vigilance sanitaire. L’hantavirus fait actuellement l’objet d’une attention particulière de la communauté scientifique, notamment en raison de la confirmation, pour la première fois, d’un cas de transmission interhumaine dans un contexte spécifique », a déclaré le membre du gouvernement.
Le ministre a également insisté sur le fait que, selon les évaluations disponibles, le risque d’extension de l’épidémie demeure faible, tout en soulignant la nécessité de maintenir un haut niveau d’alerte, particulièrement pour les voyageurs et les dispositifs de contrôle aux frontières sanitaires.
CE QU’IL FAUT SAVOIR SUR L’HANTAVIRUS
L’hantavirus est un virus principalement transmis à l’homme par les rongeurs. La contamination se fait généralement par inhalation de particules contaminées issues d’urine, d’excréments ou de salive de ces animaux. Elle peut également survenir plus rarement par morsure ou contact direct avec des sécrétions infectées.
Les symptômes initiaux ressemblent souvent à ceux d’une grippe : fièvre, maux de tête et douleurs musculaires. Cependant, l’évolution peut être sévère selon les cas, avec deux principales formes connues de la maladie :
- le syndrome pulmonaire à hantavirus, observé principalement sur le continent américain ;
- la fièvre hémorragique avec syndrome rénal, plus fréquente en Europe et en Asie.
Dans la majorité des cas, la transmission entre humains reste extrêmement rare. Elle n’a été documentée que pour certaines souches spécifiques, notamment celle dite des Andes.
À ce jour, aucun vaccin spécifique n’est disponible, ce qui rend la prévention essentielle. Les autorités sanitaires recommandent ainsi d’éviter tout contact avec les rongeurs sauvages, de sécuriser les habitations exposées, et de procéder au nettoyage des zones potentiellement infestées en utilisant des équipements de protection comme des gants et des masques. Dans un monde encore marqué par les leçons récentes des crises sanitaires, les autorités rappellent que la prévention et la communication rapide restent les meilleurs outils pour éviter la panique et limiter les risques.

Prévenir vaut mieux que guerrir
L’hantavirus est un virus principalement transmis à l’homme par les rongeurs. La contamination se fait généralement par inhalation de particules contaminées issues d’urine, d’excréments ou de salive de ces animaux. Elle peut également survenir plus rarement par morsure ou contact direct avec des sécrétions infectées.