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Sang en manque : une riposte par la formation spécialisée

Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) a lancé, du 6 au 20 avril 2026 au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé, une formation pratique en transfusion sanguine destinée à renforcer les compétences du personnel de santé.

Crédit photo :D.I

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Déploiement Opérationnel du CNTS (PADOC). Cette session regroupe une trentaine de professionnels issus des régions du Centre et du Sud. Elle fait suite à une phase théorique en ligne qui a suscité un fort intérêt, avec plus de 800 inscriptions à l’échelle nationale. À l’issue de cette première étape, 58 participants ont été retenus pour la phase pratique après validation des modules requis.

Une session similaire s’était déjà tenue à Garoua en mars 2026. L’objectif principal étant de constituer un réseau national de professionnels qualifiés, capables de diffuser les bonnes pratiques transfusionnelles dans leurs structures respectives et d’harmoniser les procédures sur l’ensemble du territoire.

Encadrée par l’organisation Safe Blood for Africa, la formation couvre plusieurs aspects techniques, notamment la sélection des donneurs, le dépistage des infections, le groupage sanguin, la conservation des produits sanguins et la gestion de la qualité. Selon le coordonnateur de Safe Blood for Africa, le Dr Jean Baptiste Tapko, « le programme a été conçu à partir d’une évaluation des besoins réels du système camerounais afin d’y apporter des réponses adaptées ». Cette initiative intervient dans un contexte de pénurie persistante pour le Cameroun : les besoins annuels du pays sont estimés à environ 400 000 poches de sang, alors que moins de 25 % sont actuellement disponibles. Soit près de 50% de la demande transfusionnelle non couverte. Ce déficit met en évidence la nécessité de renforcer les capacités techniques et de promouvoir le don volontaire régulier.

communiqué du CNTS

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8 commentaires

  1. Je pense que le don de sang est encore tabou au Cameroun
    Une fois je voulais donner mon sang et ma mère a refusé prétextant que je ne sais pas ce qu’on va faire de mon sang.
    Comme si sauver les gens étaient devenus la sorcellerie

    1. La question du don de sang reste fondamentale dans notre pays. On devrait encourager le don en faisant des campagnes dans les lieux de culte.

    2. Vraiment très important car cette pénurie de sang coûte très chère aux nécessiteux dans des cas d’urgence a l’hôpital !!

  2. Merci pour cette sensibilisation car le don de sang devient de plus en plus une histoire d’échange financier, ceux dans la capacité de le faire se mettent devant les hôpitaux en attente des cas graves pour proposer leur service.

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