|

L’alimentation au cœur de la prévention contre la baisse d’hémoglobine

Face aux pénuries récurrentes de sang observées dans plusieurs hôpitaux au Cameroun, la question du maintien d’un bon taux d’hémoglobine devient de plus en plus importante.

Ces dernières semaines, l’Hôpital Central de Yaoundé a lancé un appel urgent aux dons après avoir signalé un stock de sang « quasi nul » au sein de sa banque de sang. Dans un contexte marqué par les besoins liés aux accouchements, aux accidents de circulation, aux interventions chirurgicales et aux anémies sévères, les structures sanitaires peinent régulièrement à répondre à la demande.

L’alimentation, un élément clé pour produire du sang

Les spécialistes rappellent que l’alimentation joue un rôle essentiel dans la production des globules rouges et le maintien d’un taux d’hémoglobine normal. Une alimentation pauvre en fer peut entraîner fatigue, vertiges, essoufflement et anémie, réduisant parfois la capacité d’une personne à effectuer un don de sang. Pour prévenir cette baisse d’hémoglobine, plusieurs aliments sont particulièrement recommandés.Les produits riches en fer comme le foie, la viande rouge, le poisson, les sardines ou les œufs contribuent directement à la fabrication des globules rouges. Les aliments d’origine végétale tels que les haricots rouges, les lentilles, le soja, les épinards, les feuilles de manioc ou encore les graines de courge sont également conseillés. Miser sur la vitamine CLes nutritionnistes insistent aussi sur l’importance de la vitamine C, indispensable pour faciliter l’absorption du fer par l’organisme.Des fruits comme l’orange, la goyave, l’ananas, la mangue, le citron ou la papaye doivent ainsi accompagner les repas afin d’améliorer l’assimilation du fer contenu dans les aliments. Au-delà du fer, les vitamines B12 et B9, présentes dans les œufs, les produits laitiers, les légumes verts et certaines céréales, participent elles aussi à la formation du sang.

Prévenir l’anémie par une alimentation équilibrée

Dans plusieurs familles camerounaises, les difficultés économiques poussent parfois à réduire la diversité alimentaire, augmentant les risques de carences nutritionnelles. Pourtant, les professionnels de santé rappellent qu’une alimentation équilibrée reste l’un des premiers moyens de prévention contre l’anémie. Alors que les appels au don de sang se multiplient dans les structures hospitalières, maintenir une bonne alimentation apparaît non seulement comme un enjeu de santé individuelle, mais aussi comme une contribution indirecte à la solidarité nationale.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *